Metteur en scène, acteur et pédagogue, Jean-Michel Van den Eeyden est directeur artistique de L’Ancre depuis 2008. Il a été formé au Conservatoire de Liège dans les classes de Jacques Delcuvellerie et Max Parfondry. En tant qu’acteur, il a travaillé notamment avec Nathalie Mauger, Jean-Claude Penchenat, Michael Delaunoy, Jean-François Noville, As Palavras, Arsenic.

En tant que metteur en scène, il porte un regard aiguisé sur le monde et s’inscrit dans une démarche artistique ancrée dans le réel. Son objectif principal est de sensibiliser les publics aux problématiques de la société contemporaine, comme le dévoilent plusieurs de ses spectacles. Stone, créé en 2005 avec le Théâtre de la Guimbarde et inspiré d’un fait divers, interroge la place de la justice dans les délits des mineurs et leur responsabilité dans la portée de leurs actes.

En 2006, il cofonde avec Yannick Duret, actrice, et Olivier Hespel, dramaturge, le Kollectif Barakha. Push up, de l’auteur allemand Roland Schimmelpfennig est le premier projet de la compagnie. Cette création interroge le monde du travail et les relations entre des jeunes cadres « dynamiques », prêts à tout pour sauver leurs places et monter activement dans l’échelle sociale.

En 2007, Jean-Michel Van den Eeyden est chargé d’ateliers dans différentes écoles supérieures de théâtre en Communauté française. La même année, il est invité par La Charge du Rhinocéros à collaborer au Festival de Théâtre des 4 chemins à Haïti. Il crée en 2009 Mère Sauvage d’après la nouvelle éponyme de Guy de Maupassant dans une adaptation de Paul Pourveur.

En 2010, Un Homme Debout créé avec Jean Marc Mahy poursuit la réflexion déjà abordée dans Stone. Dans le but de sensibiliser des jeunes, mais loin d’adopter une posture moralisatrice, Un homme debout se veut aussi un éventail de pistes sur les alternatives possibles, les issues à la violence et à la justice restauratrice. Dans ce même cadre, il est chargé par le CGRI, en tant que pédagogue invité à l’ISADAC (Ecole Nationale d’Art Dramatique du Maroc), de collaborer au développement du théâtre jeune public dans ce pays.

D’une collaboration entre le Kollectif Compagnie Barakha, la compagnie marocaine Daha Wassa et l’Amin Cie Théâtrale, il met en scène le spectacle Garuma ! Ce projet trouve à travers cette jeunesse explosive belge, française et marocaine, un projet d’envergure internationale, un projet qui interroge les réalités et les contrastes de notre monde contemporain, un projet sur notre besoin de héros et la nécessité de l’espoir.

En 2013, il met en scène le projet Nés Poumon Noir, mêlant théâtre, musique et vidéo, interprété par Mochélan, fruit d'une collaboration suivie depuis plusieurs années. Ce projet met en jeu les questionnements d'un jeune à l'aube de l'âge adulte et ses perspectives d'avenir dans une ancienne ville industrielle considérée comme morte. A l'instar d'Un homme debout, il présente le projet à Avignon (Festival OFF - La Manufacture) où il remporte un vif succès.

En 2014, il met en scène Les villes tentaculaires, d'après le recueil éponyme d'Emile Verhaeren, premier poète européen. A l'instar de Nés Poumon Noir, l'objet théâtral devient hybride et complet, avec des contrastes marqués entre le classicisme des vers du poète et le mapping vidéo, ou encore entre la puissance orchestrale d'un quatuor à cordes et la musique électronique. Le spectacle est par ailleurs nominé dans la catégorie "Meilleur spectacle" et "Meilleure création artistique et technique" des Prix de la Critique 2014.