Over the edge : critique

Un film pour questionner les limites posées à la jeunesse. Ici, des jeunes (pour ne pas dire des gamins) plongent dans les extrêmes, face à une répression qui l’est tout autant. Over the edge décrit cet effet d’escalade au travers d’affrontements directs et de défiance entre jeunes et vieux…

Un traitement qui laisse perplexe, car le film est vraiment difficile à croire dans sa démesure. La volonté de contrôle est incarnée par des policiers bourrus bien trop caricaturaux pour espérer sortir des sentiers battus, la détresse par des parents plutôt laxistes, et la révolte par des jeunes fatigués de se laisser dicter leur comportement. Au fond, rien de bien novateur, pour une surenchère de situations grossies et peu crédibles, dans un film qui a vraiment assez mal vieilli !

Néanmoins, une énergie de groupe, du côté des jeunes, qui réussit toutefois le pari de les rendre attachants, même si écervelés, pour leur fougue et leur naïveté au moins. Une violence mêlée au kitch qui rappelle par certains côté Les guerriers de la nuit de Walter Hill, le fun en moins. Un dénouement plutôt déplorable, puisqu’en guise d’accomplissement, la société n’offre que prison aux jeunes, qui ne reluisent pas franchement d’intelligence en semblant fiers d’y être emmenés… Consécration d’une mise au ban de la morale des adultes ? Super, et après ?!

Brûlot un peu vain, puisque le message se réduit à « ne les enchaînez pas où ils vont vous exploser à la figure »… Un brin réducteur, non ? Il y a tant de choses à construire ensemble, et non dans une guerre de générations, qu’Over the edge réussit presque à révolter grâce à ce parti-pris dépassé, et non par empathie d’une jeunesse muselée…

V.D.

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