Un autre monde est possible, comment ? Réponse à quatre voix et un « chœur ». Un bain d’énergie, de rage et d’utopies. Une incitation à passer à l’action !
Oui, que faire? Que faire face à ce monde inquiétant quand on est né quelque part entre le choc pétrolier et la chute du mur de Berlin? Quand on fut brutalement éveillé à l’histoire un matin de septembre 2001 par deux avions percutant des tours? Cette question, un jeune collectif d’artistes en a fait son nom. Et la pose sans chercher à imposer sa réponse mais avec une vigueur réjouissante.
Sur la scène découpée par la lumière, nous suivons conjointement les réponses différentes de trois hommes. Celui qui a choisi l’action violente, prenant en otage les clients d’un supermarché. Celui qui a choisi de se sacrifier, entamant une grève de la faim devant le siège des Nations Unies. Et celui qui a choisi de changer le système de l’intérieur, faisant mine d’en accepter les règles pour en gravir les échelons et, machiavéliquement, lui imposer sa vérité. Trois Don Quichotte modernes à l’enthousiasme authentique dont l’engagement solitaire, déshumanisant, se retrouvera confronté par un habile procédé dramaturgique dont il vaut mieux garder la surprise, à l’impérieuse nécessité de l’action collective.
Invitant ses spectateurs à participer ensuite à un « documentaire progressif » en s’exprimant, « Que faire? » veut réveiller les consciences. Car, dès l’introduction, on nous avait prévenus: « Il est interdit de faire du théâtre, il est interdit d’applaudir, il est interdit d’être spectateur ». Il faut agir.

Une programmation de L’Ancre, en collaboration avec le B.P.S. 22.
