Les bonnes intentions

L’adoption et l’amour sont pleins de contradiction. Et la nature humaine parfois bien noire… Ce seul en scène nous le rend avec une étrange beauté.

Au commencement, il y a juste un immense besoin d’amour.  Née en Asie, abandonnée, elle a trois ans et demi. Eux, sont de jeunes Européens, mariés, ne pouvant avoir d’enfants. Ils décident de l’adopter. Mais à la seconde où leurs regards se croisent, les rêves de bonheur s’effondrent. Le destin en a décidé autrement: leur histoire d’amour sera sombre.

Auteure et interprète, Cathy Min Jung part de son récit de vie et vous emmène à la rencontre de ces trois êtres abîmés dont la vie quotidienne, de mensonges en petites cruautés, se transformera insidieusement mais inexorablement en un combat acharné. Histoire de vous souffler avec une poésie, sombre et pure à la fois, que l’enfer peut être pavé de bonnes intentions…

PROCHAINES DATES

07/02/13 : Halles de Schaerbeek, dans le cadre de ProPulse (Bruxelles)

Cathy Min Jung : conception, texte et interprétation

Cathy Min Jung est comédienne, metteure en scène et auteur. Avec Les Bonnes intentions, elle signe son premier texte de théâtre. En 2008, elle réalise le film documentaire Un aller simple ?, un film autobiographique qui raconte ses allers-retours en Corée, qu’elle a quittée après son adoption par une famille belge.

Cathy Min Jung a suivi les cours au Conservatoire Royal de Bruxelles et à la Webber Douglas Academy of London. C’est surtout sur les planches qu’elle a commencé, au Théâtre National dans Dommage qu’elle soit une putain, dans Wanoulélé que s’est-il passé au Théâtre de Poche. Elle a joué au Varia dans All Souls, au Théâtre des Martyrs dans Antigone et Le sourire de Sagamore, ou encore au Méridien dans Le jour où je me suis rencontré. On peut la voir régulièrement à la télévision ou au cinéma. Parallèlement, elle met rapidement en place des projets plus personnels, comme Une Cendrillon des villes de Laurence Vielle, ou Couple ouvert à deux battants de Dario Fo et Franca Rame. Elle signe la mise en scène de Dernières volontés de Dominique Bréda et réalise Un aller simple, documentaire qui traite de l’adoption, de l’héritage culturel, d’identité, de transmission. Dernièrement, elle a mis en scène Jean et Béatrice de Carole Fréchette.

« Il est toujours difficile d’imaginer une histoire d’adoption virant à la tragédie. Pourtant les cas sont nombreux mais la plupart sont laissés sous silence. Porter à la scène une de ces histoires et la pousser au paroxysme par le biais de la fiction, c’est ouvrir le débat de l’adoption, c’est poser les questions taboues et mettre en lumière les zones d’ombres d’une telle aventure. L’identité, le déracinement, l’abandon, la filiation, le deuil de la maternité, la parentalité, etc. C’est aussi oser remettre en question le bien-fondé d’une pratique perçue dans la conscience collective comme un acte d’une grande bravoure et d’une extrême générosité. »

Rosario Marmol Perez : mise en scène

Rosario Marmol Perez depuis sa sortie du Conservatoire de Liège a travaillé en tant que comédienne ou assistante à la mise en scène pour des metteurs en scène comme Nathalie Mauger, Patrick Bebi, Laurent Wanson, Christine Delmotte etc. C’est d’ailleurs en 2001 sur le spectacle Antigone (Cie Biloxi 48) qu’elle fait la connaissance de Cathy. C’est sur ce projet que Cathy lui confie sa volonté de créer un spectacle à partir de son vécu.

Rosario a travaillé pendant quelques années en tant que conférencière au Conservatoire Royal de Liège. Par ailleurs, elle a travaillé comme metteure en scène pour la troupe Le Grandgousier dans Esthétique de ruines et anime des ateliers de théâtre avec des populations fragilisées tels Nous sommes tous japonais.

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Conception, écriture et interprétation Cathy Min Jung l Mise en scène Rosario Marmol Perez l Assistante à la mise en scène Naïma Triboulet l Scénographie et costume Ronald Beurms l Vidéo Caroline Cereghetti l Animation vidéo Allan Beurms l Musique Garrett List l Lumières Thomas Vanneste.

Création Asbl So O.U.A.T. l Production L’ANCRE (Charleroi) l Coproduction Théâtre de Poche (Bruxelles) et Théâtre de la Place (Liège) l Aide Ministère de la Fédération Wallonie- Bruxelles – Service du Théâtre.